LE XXI° SIECLE : GUERRE DE TOUS CONTRE TOUS
ou
REVOLUTION DE LA PENSEE ?
Le sujet de la conférence :
Lorsque cette intervention a été conçue, avant le 13 novembre 2015, la barbarie ne s’était pas encore manifestée dans Paris. Aujourd’hui, nous voici face au défi qu’elle pose, sans pouvoir nous dérober. Nous vivons dans une société criminogène, dans laquelle les fondements mêmes de la démocratie républicaine sont menacés, par les dévoiements religieux, la xénophobie, le racisme et la dictature, au sommet, de la finance folle. Autant dire que les conditions de la guerre de tous contre tous sont actuellement réunies. C’est donc bien une révolution de la pensée que nous devons faire, pour rétablir les conditions de la paix par le développement mutuel, en reprenant le gouvernail du pouvoir comme Pantagruel le fait de son vaisseau dans le Quart livre. Nous devons réveiller en nous la mémoire de ceux qui, par leurs découvertes et leur engagement, nous ont permis d’exister aujourd’hui, non pour retrouver des formules mais une inspiration pour « élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine ».
Le conférencier : Jacques Cheminade
Diplômé de l’École des hautes études commerciales (HEC), de l’École nationale d’administration (ENA) et licencié en droit Jacques Cheminade est haut fonctionnaire de 1969 à 1981. Il a notamment été chargé des négociations d’adhésion et d’association à la Communauté Européenne.
Puis il est nommé conseiller commercial de France à New-York où il suit de près le fonctionnement de Wall-Street et étudie le New Deal de Roosevelt.
Il quitte l'administration pour mieux combattre la mondialisation financière et l'oligarchie des incapables.
Il s'oppose à l'Acte Unique Européen et au Traité de Maastricht créant «l’Europe faite par l’argent et pour l’argent, l’Europe de la rigueur et de l’austérité ».
Il est candidat à l'élection présidentielle de 1995 pour dénoncer le « cancer financier qui ronge l'économie » et mettre en garde contre une crise financière à venir «dans 10 à 12 ans».
Il lance un an plus tard le mouvement «Solidarité et Progrès ».
En 2007, il lance son « Projet contre les puissances de chantage du fascisme financier ».
La crise financière qu'il avait annoncée se produit en août.
Face à la dérive droitière et financière de Nicolas Sarkozy il appelle à voter pour Ségolène Royal.
De nouveau candidat en 2012, il présente son projet pour « Un monde sans la City ni Wall-Street, un grand chantier pour demain ».
Il mobilise élus et citoyens pour rétablir une stricte séparation des banques de dépôts et banques opérant sur les marchés financiers.
En 2013, il organise la déclaration d'Arzviller (Moselle) avec des élus locaux français et allemands exigeant une vraie séparation bancaire.
Il organise une défense des communes et des départements contre leur étouffement par l'Europe des régions.
En 2014, il appelle la France à s'allier à la dynamique économique des pays BRICS.