Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 16:15

La Maison des Associations est fermée jusqu'au 3 janvier 2012.

Cette information n'ayant été communiquée qu'en fin d'après-midi,

nous sommes au regret de devoir annuler la réunion thématique.

 

Le prochain rendez-vous est prévu le 6 février prochain. Le

programme sera communiqué utérieurement.

 

Le Président du Cercle Condorcet Var-Est

Albert Grégoire

 

Par Cercle Condorcet Var-Est
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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 16:53

AUTOUR DE LA LAICITE  

 

 Textes proposés au débat lors de la conférence

  

LAICITE, SACRALISATION des PAYS d’ACCUEIL (Gérard Gras)

 

Les religions ont toujours fait en sorte de s’approprier le sol sur lequel elles se développaient.

Ainsi le Christianisme conquérant des débuts a fait oublier les religions païennes qui le précédaient

en construisant des chapelles  au-dessus, ou à la place, des temples, des sources,  des dolmens, ou

autres  endroits sacrés. Même démarche lors de la conquête des Amériques et autres lieux

inconnus : les caravelles emmenaient des prêtres qui s’empressaient de dresser des croix sur les

lieux de débarquement.

La religion s’appropriait symboliquement le sol, le sacralisait.

Les Protestants avaient imposé, en Allemagne, la règle « Tel prince, telle religion ». Si le duc de

Saxe était protestant, toute la Saxe devait être protestante. Celui de Bavière étant catholique,

toute la Bavière était, et est encore, catholique.

 

Ces religions conquérantes ont perdu, pour diverses raisons, une grande part de leur ardeur des  

origines, et leur  prosélytisme s’est calmé (sauf dans les « terres de mission »).

 

D’autres religions ou quasi-religions, minoritaires- comme les sectes-, ou plus récentes – comme  

l’islam-, sont animées d’une volonté de conquête. Surtout si le prosélytisme est une exigence pour

les croyants.

C’est le cas pour « les témoins de Jéhovah ».C’est aussi le cas pour l’islam, car la guerre sainte

Contre les infidèles, est un devoir inscrit dans le Coran pour tout bon musulman. Il est même écrit

que pour s’assurer une place au paradis, il faut tuer un non croyant. Oui, vous avez bien entendu

« tuer un non croyant ». De quoi effrayer les infidèles que nous sommes…

Cette volonté de conquête de l’islam fait d’autant plus de bruit que les musulmans sont nombreux,

Plus de 1,5 milliard, soit 23% de la population mondiale. C’est d’ailleurs par le nombre, c'est-à-dire  

par « les berceaux », que les musulmans veulent conquérir les autres pays et sacraliser leur sol.

Cela se déroule en plusieurs étapes orchestrées par les extrémistes.

  

1ère étape : Les musulmans sont peu nombreux. Rien ne se passe ! Tout est calme,  voir USA,

 Australie,Chine, Norvège (moins de 2%).

 

2ème étape : leur nombre s’accroît. C’est le début des réclamations, des privilèges exigés, avec

violence parfois.

C’est le cas au R.U., en Allemagne, en Espagne, en Suisse. Les exigences augmentent et se

diversifient, appuyées par des menaces, souvent : nourriture Halal dans les cantines, dans la grande

distribution, dans la restauration ; privilèges à l’hôpital (médecins femmes pour les femmes),

privilèges pour certains services (horaires réservés pour les piscines), privilèges réclamés dans

l’habillement (suppression de la jupe, foulard, puis nicab). C’est le cas aux Pays-Bas (6%), en

France (9%).

 

3ème étape : les musulmans dépassent les 15 à 20% de la population. Ils réclament la Charia, comme

aux Pays Bas ou au R.U. Agitation violente, incendies d’églises, de temples ou de synagogues,

milices djihadistes (en Inde, Russie, Israël, Ethiopie…).

 

Quand les Musulmans sont majoritaires, comme en Bosnie, en Egypte,  au Tchad, au Liban, au

Soudan, en Malaisie, en Indonésie, en Albanie, la seule loi est la Charia. On constate que, partout,

les plus radicaux l’emportent toujours sur les modérés.

 

Et en France ?

Veulent-ils s’intégrer ?

Ceux qui répondent oui et qui osent le dire sont très peu nombreux. La pression et les menaces sur

eux sont telles qu’on les entend très peu.

Ceux qui n’en veulent pas font beaucoup de bruit et leurs manifestations sont bien organisées.

Et les autres, les modérés, croyants sincères, qui seraient, paraît-il, majoritaires, on ne les entend

pas, ou trop peu. Que  pensent-ils ? Que veulent-ils ? Est-ce qu’ils veulent faire partie du « vivre

ensemble » de la République laïque ?

Personne n’est assuré de la réponse. Et, il n’y a aucun exemple dans le monde…

 



Laïcité et lieux de culte (Véronique Dupont)

 

Le besoin de légiférer sur la liberté de pratique d’un culte n’est pas récent. Déjà, en Iran connu depuis des millénaires comme l’empire perse, c’est là, il y a 2500 ans sous le règne de l’empereur Cyrus que vit le jour, gravée sur un sceau cylindre, la première déclaration des droits de l’homme et de la liberté de religion. Elle fut découverte bien des siècles plus tard.

Ce texte disait :

‘’Je suis Cyrus, roi des Rois, puissant roi, roi de Babylone, roi de Sumer et d’Akkad, roi des quatre coins du monde’’ et Il dit : ‘’J’accorde à tous les hommes la liberté d’adorer leurs dieux et ordonne que nul n’est le droit de les maltraiter pour cela’’.

  

La laïcité est pour nous - pour moi devrai-je dire- avant tout ce que définissent les deux premiers articles de la loi du 9 décembre 1905 relative à la séparation des Églises et de l'État :

ARTICLE 1.

La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.

ARTICLE 2.

La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.

La laïcité est donc à la fois la liberté de croyance mais aussi le refus pour la République, l'État de reconnaître la primauté d’une quelconque Église. Il est évident que de nombreux aménagements de fait ont eu lieu autour de cette loi depuis plus d'un siècle et si la question d'un "toilettage" paraît dérangeante à différents points de vue, la pratique actuelle face aux revendications religieuses nécessite je pense de s'y arrêter un instant.

Le concept de laïcité est mal vécu en France par certaines communautés, qui pensent que la laïcité est contre eux, voire en opposition à leur religion. Nous sommes dans une confusion générale que nous entretenons par manque de communication. Nous voyons bien que le politique ne peut ignorer le religieux.

 

La question qui se pose aujourd’hui est la suivante :

 

Est-ce à l’État ou aux collectivités territoriales de financer, voire de  construire des lieux de culte ?

Si le financement des lieux de culte est une préoccupation, nous pouvons émettre quelques pistes de réflexion. La base du questionnement est l'inégalité historique qui existe entre les différentes religions : il existe pratiquement une église catholique dans chaque village de France là où évidemment les temples, les mosquées ou les synagogues sont largement moins nombreuses. Les temples et les synagogues ont sans doute une répartition qui correspond plus ou moins à l'implantation majeure des populations religieuses car les minorités sont présentes sur le sol français depuis bien plus de temps que ne l'est la minorité musulmane sur le sol métropolitain.

Les églises catholiques, temples protestants et synagogues sont traités comme du patrimoine national et donc entretenues par l'État tout comme la grande Mosquée de Paris après la Première guerre mondiale et le Temple bouddhique de la Pagode de Vincennes construits pour l’exposition coloniale de 1931 (propriété exclusive de la ville de Paris). L’Etat se contente de les mettre à disposition pour l'exercice du culte. Il y a donc la question de savoir si aujourd'hui les pouvoirs publics ne devraient pas financer tout ou partie des mosquées qui sortent de terre pour permettre aux croyants d'exercer leur culte.

Évidemment, tout laïque "pur sucre" serait sans doute pour une stricte neutralité de la République et le refus net de tout. Cependant, à une époque où l'on connaît de fortes tensions religieuses et la remontée d'intégrismes dans toutes les religions, il paraît républicain de non pas se compromettre, mais s'assurer que les croyants qui le souhaitent puisse exercer leur culte dans la sérénité. Ce souci semblerait légitime mais dans les faits, les collectivités territoriales qui s'y essaient semblent peu au fait de leurs interlocuteurs religieux et de ce fait une bonne intention ne réduit en rien les risques de dérives et les aggraves même en risquant de mettre à disposition de franges radicales des biens publics.

Une idée qui peut prêter à sourire serait la mise à disposition des lieux de culte en location pour les Églises. Ainsi, une certaine « égalité » se ferait jour entre les religions. La location ne serait pas une fin en soit et les sommes demandées pourraient être minimes et nationales afin de ne pas en faire un ‘’impôt de droit de croyance ‘’ mais, c'est surtout la question du principe qui prime.

Pourquoi, également, ne pas réfléchir à la création de salle interconfessionnelle qui pourrait servir de lieux de cultes dans les localités qui n’en seraient pas pourvues à l'image de ce qui se fait dans les funérariums par exemple ?

En attendant de trouver d’autres solutions… 

Laïcité et fêtes votives (Jean-Claude Daugeron)

 

* Il ne s'agit pas de porter un jugement, mais de prendre en compte un état de fait.

 

Le principe de Laïcité impose une parfaite neutralité vis à vis de toutes les religions (sphère privée), ce qui est incompatible avec toute implication à caractère religieux d'un état laïque.

La République elle, exerce le pouvoir en vertu d'un mandat qui lui est conféré par la souveraineté populaire; à ce titre, elle doit respecter les sensibilités de ses Citoyens électeurs. Parmi ces sensibilités des fêtes votives catholiques, issues de notre Histoire, enracinées dans notre société, sont devenues les grands rendez-vous festifs nationaux annuels.

La République laïque se trouve ainsi entraînée malgré elle à une reconnaissance implicite de fêtes votives catholiques. Que ces fêtes aient perdu leur connotation religieuse pour beaucoup de nos concitoyens, ne règle pas pour autant l'inégalité de traitement des différentes religions qui en résulte pour la République.

Si nous remontons aux origines, il est paradoxal que la République aujourd'hui, doive se soumettre à une primauté attribuée arbitrairement au christianisme par un empereur romain dans ses délires (☼1). Et pourtant !! L'héritage, l'état de fait est bien celui-là !

 

*Le problème qui se pose alors est de rechercher comment logiquement absoudre la République de cette contradiction consistant à avoir pour fêtes nationales républicaines laïques, des bases votives religieuses.

On ne peut guère imaginer, compte tenu de l'ancrage qu'elles ont dans l'inconscient populaire, supprimer purement et simplement ces fêtes.

On peut peut-être admettre qu'avec le temps leur sens religieux s'est dilué, qu'elles se sont sécularisées, ce qui est déjà presque le cas pour au moins 2 d'entre elles (Toussaint, Noël) et accepter pour solde de tout compte cette antériorité historique à condition de ne jamais la reproduire avec quelque religion que ce soit  !?

La religion, partie prenante de la collusion d'origine aurait mauvaise grâce de ne pas accepter une telle remise en ordre.

 

La Laïcité, polysémique et tolérante devrait pouvoir s'accommoder d'une telle évolution.

 

 

 

(☼1) C'est sous l'habillage d'une pseudo « donation de Constantin » (306 – 317) de l'Italie à l'évêque de Rome que s'établit le pouvoir temporel de la papauté, consacrant ainsi le triomphe du christianisme sur le monde païen.

 

 

 

 

 

 

 

  

 

Par Cercle Condorcet Var-Est - Publié dans : Synthèses des conférences
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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 15:56

AUTOUR DE LA LAICITE  

 

 Textes proposés au débat lors de la conférence

  INTRODUCTION  AU  DEBAT  SUR  LA  LAICITE

(Jean-Claude Daugeron)

 

            Oui j’ai peur pour la laïcité, trop de personnes, pourtant citoyennes de la République considèrent que la laïcité est acquise,  elle serait même rengaine au point de la revivifier par l’ajout d’adjectifs : ouverte, positive, inclusive…instrumentalisée plutôt dirais-je.

Certains la trouvent trop intransigeante dans son « laïcisme », d’autres trop tolérante : toujours des droits revendiqués sans devoirs assumés.

La laïcité serait-elle otage du multiculturalisme ?

 

            La laïcité s’est forgée dans le combat face aux savoirs imposés ou révélés, dans la dénonciation des dérives communautaires ou sectaires, dans l’opposition à toutes les formes de discriminations, dans l’indignation envers les pratiques patriarcales et coutumières, dans la lutte face aux velléités des religions à gérer le temporel, elle a suscité et soutenu l’émancipation de l’être par l’instruction face à l’obscurantisme.

La Laïcité nécessite-t-elle encore un combat aussi déterminé ?

 

            Oui, j’ai peur quand, dans notre République Française dont la constitution de 1958 proclame « La France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale. » quand jour après jour le drapeau de la laïcité, l’Ecole, base de toute fraternité, s’effiloche au vent. Bientôt ne restera-t-il que la hampe ?

 

            La République, depuis les années 1950, a laissé s’engluer sa laïcité dans la gangue religieuse, instrumentalisation menée à dessein de la confusion entre anticléricalisme et antireligieux, confusion mortifère car la laïcité n’est pas antireligieuse, au contraire elle garantit la liberté de culte car elle est la liberté de conscience donc de la libre expression et en corollaire de la liberté de critique.

 

            Ah ! le beau discours de Victor Hugo lors du débat sur la loi Falloux :

            «  Oui à la religion comme spiritualité,

                Non au parti clérical qui veut dominer politiquement la société. »

 

            Le même Victor Hugo, Jaurès et bien d’autres ont repris les mêmes mots : « Laïcité et justice sociale vont de pair » là s’avère, de nos jours, le véritable sens de la laïcité. Quelle acuité les paroles d’Ernest Renan, un siècle plus tard, dans l’Europe actuellement chahutée :

 

                        « Plus que la terre, le bien vivre ensemble »

 

            En effet, la Laïcité n’est ni une vertu, ni un concept, ni une vérité, ni une particularité culturelle, mais un espace de respect qui s’affirme comme un élément fédérateur du bien vivre ensemble. 

 

Laïcité et blasphème

(Albert Grégoire)

 

Chacun se souvient du supplice de Jean François Lefêbvre, Chevalier de la Barre, en 1766.

 

Je rappelle simplement que ce jeune homme de 20 ans fut condamné pour blasphème car il refusa d’ôter son chapeau, au passage de la procession organisée par l’Église Catholique à l'occasion de la Fête-Dieu. En réalité, son histoire est plus complexe que cela. Mais, pour notre propos de ce soir, retenons simplement qu'après avoir subi la question, Jean François de la Barre fut déclaré coupable et condamné, en première instance, à avoir la main droite et la langue coupées et à être brûlé vif. Il fit appel de la sentence. Et là, dans sa grande mansuétude, le Parlement de Paris le condamna, seulement, à avoir la langue coupée et à être décapité sur la place publique, et son corps à être brûlé en même temps qu'un exemplaire du « Dictionnaire Philosophique » de Voltaire qu'on avait trouvé chez le jeune homme. La sentence fut donc exécutée.

 

Délit de blasphème, délit d’un autre âge me direz-vous ?

 

Rappelez-vous, il n’y a pas si longtemps, l'écrivain Salman Rushdie fut condamné à mort par une fatwa iranienne, pour avoir commis un écrit qui déplaisait à l'ayatollah Khomény.

Rappelez-vous le docteur Younus Shaikh du Pakistan. En 2000, un juge a ordonné qu'il paie une amende de 100 000 roupies, et l'a condamné à mort par pendaison pour blasphème. Il aurait osé dire que le prophète Mahomet n’était pas né musulman mais le serait devenu à 40 ans. Le docteur Shaikh a échappé à la pendaison et s'est réfugié en Europe.

Et le professeur de philosophie Robert Redeker décoré aussi d’une fatwa pour avoir osé critiquer l’Islam.

 

Et l’assassinat du cinéaste hollandais Van-Gogue, coupable d’avoir critiqué la manière dont l’Islam traitait les femmes.

 

Rappelez-vous, il y a de cela quelques semaines, l'attentat contre Charlie Hebdo.

Je pense que si l’un ou l'une d’entre vous, ici présents, osait dire que le Coran n’est que le plagiat reformulé de la Thora et des Évangiles, il risquerait, à coup sûr, la peine de mort.

Vous me direz : « Oui, tout cela ce sont des histoires d’arriérés musulmans ! ».

Ne croyez pas que les intégristes catholiques ou les excités évangéliques soient moins arriérés.

 

Les photos des locaux calcinés de Charlie Hebdo nous en rappellent d'autres. Celles du cinéma incendié en 1988, Place Saint-Michel à Paris, par des intégristes catholiques en croisade contre le film « La Dernière Tentation du Christ », de Martin Scorsese.

 

Rappelez- vous, le 16 novembre dernier, à Toulouse, des fous de dieu catholiques intégristes, accompagnés de moines en robe de bure, dénonçaient la "catho-phobie" en manifestant contre la pièce de l'Argentin Rodrigo Garcia « Golgota Picnic » jugée "blasphématoire".

 

Et que dire de certains pays membres de L’Union Européenne qui n’arrivent pas à se libérer de la tutelle religieuse, d'anciens pays communistes qui sont retournés dans le giron des Églises Catholique et Orthodoxe.

 

Et ces pays, dont certains comme la Turquie, jadis laïque, qui virent à la théocratie.

Exemple même de l'obscurantisme et de l'intolérance, les intégristes, (musulmans, catholiques, évangéliques, juifs), sont incapables de faire la différence entre la critique des identités (être musulman, chrétien ou juif) et celle des idées (la religion et ses abus).

Leur manque de recul fait peser un risque très sérieux sur la démocratie et le débat d'idées.

Le fanatisme religieux, c’est prendre sa foi pour un savoir et l’imposer de force, contre l’intelligence et contre la liberté. Dogmatisme et violence se nourrissent l’un de l’autre.

 

Le plus inquiétant peut-être, c'est que la liberté d’expression est menacée par les nouvelles technologies de la communication. En effet, il suffit d'agiter le chiffon rouge de la "religion attaquée" pour que des troupes de petits soldats spontanés foncent sur Internet pour crier au blasphème, jeter l'anathème sur le blasphémateur, exiger l'excommunication ou une fatwa comme châtiment, si ce n'est la mort tout simplement.

 

Le Chevalier de la Barre est devenu un symbole. Le symbole de l’innocence châtiée par l’intégrisme, la bêtise, l’intolérance et l’obscurantisme. Il est devenu le symbole de la pensée libre, mais aussi le symbole de la turpitude d’un cléricalisme triomphant et persécuteur, et bien entendu le symbole de la laïcité.

 

La liberté de conscience fait partie des droit de l’homme et des exigences de l’esprit.

 

La religion est un droit. L’irréligion aussi. Il faut donc les protéger l’une et l’autre, en interdisant à toutes deux de s’imposer par la force.

 

Avoir un avis sur les religions, préférer l’une ou l’autre ou les rejeter toutes relève de la liberté de conscience la plus élémentaire dans une démocratie comme la nôtre.

 

Toute personne a droit à la liberté de pensé et de conscience, c’est à dire à l’émancipation de l’Esprit, par rapport aux dogmes de toute nature. Cela veut dire que le citoyen a le droit de choisir, mais en aucun cas d’imposer. C’est tout simplement ce qu’on appel la laïcité ; c'est le plus précieux héritage des lumières, de Condorcet en particulier.

 

On en découvre aujourd’hui la fragilité. Raison de plus pour la défendre contre toutes les formes de fanatisme.

 

Le délit de blasphème a été aboli en France, de facto, à la fin de la monarchie de juillet, et en droit depuis la loi de séparation de l’église et de l’état. Sauf en Alsace-Moselle où l’article 266 du code local sanctionne de trois ans de prison le

« blasphème public contre dieu ».

 

Deux citations pour terminer.

 

« La liberté de l’esprit est le seul bien, peut-être, qui soit plus précieux que la paix. C’est que la paix, sans elle n’est que servitude ». (André Comte-Sponville)

 

« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots ». (Martin Luther King)

 

 

 

Première partie..... à suivre "Laïcité et Occident chrétien"

 

Par Cercle Condorcet Var-Est - Publié dans : Synthèses des conférences
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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 17:38

Il n'y a pas de réunion thématique du Cercle Condorcet Var-Est le premier lundi de décembre en raison de la proximité avec la conférence inter-active proposée dans le cadre des manifestations de la Fête de la Laïcité

   

"AUTOUR DE LA LAICITE en six thèmes"  

Le vendredi 9 décembre 2011 à 18 heures 30 à 20 heures 30

Centre Culturel de Saint Raphaël - Salle Mistral

 

Présentation par Jean-Claude Daugeron des thèmes, des intervenants et définition de la Laïcité.

Les thèmes seront brièvement exposés par les intervenants afin d’engager le débat et de donner largement la parole au public*.

1     Laïcité et Occident chrétien                                          par Jean-Claude Daugeron

2     Laïcité et blasphème                                                     par Albert Grégoire

3     Laïcité et lieux de culte                                                  par Véronique Dupont

4     Laïcité et sécularisation, sacralisation de

la terre d’accueil                                                             par Gérard Gras

5     Laïcité et fêtes votives                                                    par Jean-Claude Daugeron

6     Laïcité et un thème sur proposition du public (Réciprocité, Mixité, etc...)

 

* Une présentation de trois minutes suivie d’un débat avec la salle d’une quinzaine de minutes pour chaque thème.

 

 

 

 

Par Cercle Condorcet Var-Est
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Conférences et réunions

Conférences 2010

  • Le 19/03 - "L'identité nationale, représentations, histoire, enjeux" par Roger Lefers - Agrégé de l'Université, Président du Cercle Condorcet 06 
  • Le 25/06 - "Société tibétaine, bouddhisme et Dalaï Lama"  par Gérard Vial 
  • Le 30/10 - A l'occasion de la Journée Mondiale de la Pauvreté - "Vous avez dit misère ou pauvreté ?" par José Gomez, Diplomé en Sciences de l'Education Sociales et Humaines, Chef d'Unité d'Enseignement.
  • Le 17/12 - A l'occasion de la Fête de la Laïcité - "Femme, sociétés, laïcité" par Jean-Claude Daugeron

 Conférences 2011

  • Le 11/03/2011 - Conférence table-ronde "Civisme et citoyenneté" animée par Candice Schwaar
  • Le 17/06/2011 - Conférence-débat "Ecole publique laïque : l'enjeu" par Mme Christine Sampéré élue de la municipalité de la Seyne-sur-Mer
  • - Conférence-débat "L'islamisme ou la modernité mutilée" par Madame Chahla Chafiq, docteure en sociologie et essayiste. Lauréate Sciences Humaines et Sociales de la 13ème Edition "Le Monde de la recherche universitaire"
  • Le 09/12/2011 - "Autour de la Laïcité en six thèmes" (à l'occasion de la Fête de la Laïcité ) Echange/débat, présentation de Jean-Claude Daugeron et  interventions des membres du Cercle Condorcet Var-Est

Conférences 2012

  • Le 14/03/2012 - "Condorcet aujourd'hui" conférence par le professeur Charles Coutel, spécialiste de Condorcet 

 

Réunions thématiques

Maison des associations

213, rue de la Soleillette

83700 Saint-Raphaël 

 

Réunions thématiques 2010 

  • Le 04/01- "Il faut détruire Jérusalem..." par Albert Grégoire 
  • Le 01/02 - "Divorce, phénomène de société" par Jean Cristina 
  • Le 01/03 - "L'information du citoyen peut-elle être impartiale ?" par Michel Ruby
  • Le 05/04 - Reportée 
  • Le 03/05 - "Nanotechnologie, pour le meilleur et pour le pire" par Véronique Dupont
  • Le 06/09 - "Pourquoi Condorcet  ?" par Raymond Abel
  • Le 04/10 - Assemblée Générale
  • Le 06/12 - "Y a-t-il déclin de l'Occident ?" par Gérard Gras  

Réunions thématiques 2011

  • Le 03/01 - "Le vrai visage de la République" par Michel Thomas
  • Le 07/02 - "Tous malades ?!?... abus de médicaments" par Albert Grégoire
  • Le 07/03 - Pas de réunion en raison de la table-ronde "Civisme et citoyennté"
  • Le 04/04 - "Déclaration universelle des droits de l'homme et droits fondamentaux" par Véronique Dupont
  • Le 02/05 - "Energies renouvables" par Michel Ruby
  • Le 06/06 - "Révolution fiscale ?!?" par Michel Thomas
  • Le 05/09 - Pas de réunion, reprise d'activité avec la conférence du 7/10/2011
  • Le 03/10 - Pas de réunion en raison de la proximité avec la conférence "L'islamisme ou la modernité mutilée"
  • Le 07/11 - Assemblée Générale et "Sortir de la crise. Quelles solutions possibles ?" par Gérard Gras
  • Le 05/12 - Pas de réunion en raison de la proximité avec la conférence interactive du 9/12/2011

 Réunions thématiques 2012  

  • Le 02/01 - "L'eau, enjeu international et en région PACA" par Michel Ruby
  • Le 06/02 - "Les paradis fiscaux en 7 vers illustres" par Raymond Abel d'après le livre de Nicholas Shaxon

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